Le gouvernement wallon instaure un nouveau régime de soutien et un nouveau certificat PEB, pour outiller les citoyens dans la rénovation de leur logement et pour diminuer les passoires énergétiques. 

Nouveau regime de soutien : le « prêt aidé »
(depuis le 1er octobre 2026)

    Qui a droit à l'aide ?

    Certaines catégories de personnes, définies selon leurs revenus : plus les revenus sont bas, plus l'aide est importante.

    Les personnes bénéficiaires du prêt aidé sont divisées en 4 catégories, appelées C1, C2, C3 et C4.

    Montants maximum de revenus pour avoir l'aide

    Pour avoir le prêt aidé, les personnes doivent avoir des revenus inférieurs à certains montants (indexés au 1er janvier 2026).

    • C1 : maximum 28.900 EUR ;
    • C2 : maximum 41.100 EUR ;
    • C3 : maximum 67.100 EUR ;
    • C4 : maximum 122.800 EUR.

    Pour calculer les revenus des personnes :

    • on compte les revenus imposables ;
    • on diminue les revenus de 5.000 EUR par personne à charge.
    Deux produits
    • Rénopack (pour les béneficiaires C1 à C3) : prêt à taux zéro avec réduction du montant à rembourser, majorée de 5 % pour les écomatériaux.
       
    • Rénoprêt (pour les béneficiaires C4, propriétaires-bailleurs, associations de copropriétaires) : prêt à taux préférentiel variable, sans réduction.
      Il est à taux zéro pour :
      • les adaptations au handicap ;
      • et la réhabilitation après une calamité naturelle reconnue.
    Informations pratiques 

    L'aide est calculée globalement sur l'ensemble des travaux et non plus poste par poste.

    Pour avoir le prêt, les travaux doivent permettre un « saut de label » : du PEB G ou F vers D au minimum, ou de E vers C au minimum. 

    Le montant maximum du prêt est de 75.000 EUR pour une maison unifamiliale (60.000 EUR avant).

    Il y a un audit obligatoire avant les travaux.

    Le coût de l'audit peut être financé par le prêt.

    Accompagnement

    Aujourd'hui, de nombreux organismes existent mais sont mal coordonnés.

    Le but est de créer des guichets uniques, c'est-à-dire un point d'entrée simple pour le citoyen, sans créer de nouvelle administration.

    Nouveau certificat PEB
    (depuis le 1er septembre 2026)

    Le certificat PEB ne se limite plus à indiquer la performance énergétique d'un logement.

    Il devient un outil d'aide à la décision pour les propriétaires, acquéreurs et locataires, en identifiant des améliorations possibles et leurs effets potentiels.

    Ce que contient le certificat (en plus de la consommation théorique et du label, de G à A++) :

    • un parcours indicatif de rénovation vers le label A ;
    • l'évolution possible du label après les travaux ;
    • une estimation indicative du coût des travaux recommandés, lorsqu'elle est disponible ;
    • la part d'énergie renouvelable produite sur site.

    Si le logement a des panneaux photovoltaïques, le certificat indique le label réel et celui obtenu sans les panneaux, pour distinguer la performance du bâtiment de sa production d'électricité.

    Certificats existants : ceux établis avant le 1er septembre 2026 restent valables jusqu'à leur échéance.
    Leur validité est de 10 ans, si des travaux nécessitent un nouveau certificat.

    Liens et différences

    Lien avec le régime d'aide : le certificat sert de point de départ (label et pistes d'amélioration), mais ne remplace pas l'audit exigé avant le Rénopack ou le Rénoprêt.

    Différence avec l'audit logement :

    • le certificat est automatisé et général ;
      alors que
    • l'audit est détaillé et personnalisé (projet du propriétaire, particularités du bâtiment, sécurité et salubrité) et peut être requis pour certaines aides.

    Donc :

    • le certificat PEB dit où l'on en est et ce qu'on pourrait faire ;
    • l'audit définit le projet ;
    • et le prêt aidé le finance. 
    Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0) Pour en savoir plus sur les Creative commons cliquez sur l’image

    Ce contenu pourrait également vous plaire