Le gouvernement fédéral réduit l'avantage fiscal lié au versement des pensions ou contributions alimentaires.
Ces nouvelles règles s’appliquent aux pensions et contributions alimentaires payées en 2025.

Conditions pour pouvoir déduire fiscalement

Une personne qui paie une pension alimentaire (débiteur d'aliments) pour son enfant, son ex-époux ou un autre membre de sa famille peut la déduire fiscalement si elle résulte de son obligation alimentaire prévue dans le Code civil ou le Code judiciaire. La pension est généralement fixée dans un jugement ou une convention enregistrée.

Cette pension alimentaire doit être destinée à une personne qui ne fait pas partie de son ménage. 

Elle doit être versée régulièrement et le débiteur d'aliments doit pouvoir le prouver.

Dans ces conditions, le débiteur d'aliments bénéficie d'un avantage fiscal : un partie de la pension qu'il verse est déduite du montant de ses revenus. Par conséquent, comme son revenu imposable net diminue, il paie moins d'impôts.

Situation avant le 1er janvier 2025

Auparavant, il pouvait déduire fiscalement 80 % de la pension alimentaire payée.
Cette règle s'applique à toutes les pensions alimentaires payées jusqu'au 31 décembre 2024 inclus.

Réduction progressive à partir du 1er janvier 2025

De nouvelles règles réduisent la partie déductible de la pension alimentaire.

Ainsi, les pensions alimentaires payées :

  • en 2025 seront déduites à hauteur de 70 %  pour la déclaration d'impôts 2026 ;
  • en 2026 seront déduites à hauteur de 60 %  pour la déclaration d'impôts 2027;
  • en 2027 seront déduites à hauteur de 50 %  pour la déclaration d'impôts 2028.

Cela a une incidence sur le revenu imposable net. Moins de déduction fiscale signifie donc plus d’impôts à payer.

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