Depuis le 1er juillet 2026, le régime des flexi-jobs connaît sa plus importante réforme depuis sa création. Le système n'est plus réservé à une liste limitée de secteurs : il est désormais, en principe, accessible à l'ensemble des secteurs privés et publics.

Une ouverture généralisée

Jusqu'à présent, les flexi-jobs n'étaient autorisés que dans certains secteurs, comme l'horeca, le commerce ou encore certains services.

La réforme inverse cette logique. Désormais,les flexi-jobs sont autorisés dans tous les secteurs, sauf lorsqu'un secteur décide de les exclure totalement ou partiellement via un mécanisme d'« opt-out ». Les partenaires sociaux conservent donc la possibilité de limiter ou d'interdire le recours aux flexi-jobs dans leur commission paritaire.

Le secteur public aussi concerné

La réforme ne se limite pas au secteur privé.

Les administrations, communes, CPAS, provinces et autres organismes publics peuvent désormais également recourir aux flexi-jobs pour de nombreuses fonctions exercées sous contrat de travail. Certaines fonctions statutaires ou légalement protégées restent toutefois exclues.

De nouvelles possibilités dans les soins

Autre changement important : les flexi-jobs sont désormais possibles pour davantage de fonctions dans le secteur des soins.

Les travailleurs doivent néanmoins disposer des diplômes et qualifications légalement requis pour exercer la profession concernée. Les fonctions artistiques restent exclues du régime.

Des règles qui évoluent aussi pour les travailleurs

La réforme adapte également plusieurs conditions du régime.

Parmi les principales nouveautés :

  • le plafond annuel des revenus bénéficiant du régime fiscal avantageux est relevé ;
  • le plafond salarial est adapté, notamment dans l'horeca ;
  • certaines restrictions concernant les entreprises liées sont assouplies pour les travailleurs à temps plein.

Les conditions de base restent d'application

La réforme ne remet pas en cause les principes essentiels du système.

Ainsi, un flexi-job reste destiné aux personnes qui exercent déjà une activité principale suffisante ou qui sont pensionnées. Les autres conditions prévues par la législation continuent également de s'appliquer.

En pratique

Cette réforme vise à offrir davantage de flexibilité aux employeurs confrontés à des difficultés de recrutement tout en permettant aux travailleurs d'exercer plus facilement une activité complémentaire.

Toutefois, avant de conclure un contrat de flexi-job, il reste indispensable de vérifier que le secteur concerné n'a pas décidé d'exclure tout ou partie du régime et que toutes les conditions légales sont réunies.

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