À l’approche de la Toussaint, les cimetières de Wallonie et de Bruxelles se remplissent de fleurs et de visiteurs venus honorer leurs proches. Mais au-delà du geste symbolique, c’est aussi un rappel d’une obligation souvent méconnue : celle d’entretenir les sépultures.
Respect des défunts
En Région wallonne comme à Bruxelles, la famille titulaire d’une concession funéraire doit assurer l’entretien de la tombe.
Une tombe malpropre, envahie par la végétation, qui s'affaisse ou tombe en ruine peut être déclarée en état d’abandon par la commune.
Après affichage d’un avis devant la tombe et à l'entrée du cimetière pendant un délai d'1 an, la commune peut supprimer la concession si aucun descendant ne se manifeste.
Cette mesure vise à préserver la dignité des lieux de mémoire, à respecter les défunts et à garantir la sécurité dans les cimetières.
Pour de nombreuses familles, la Toussaint est l’occasion de redécouvrir cette responsabilité.
Entre les chrysanthèmes, les cyclamens et les bruyères, mieux vaut vérifier que la tombe ne s’affaisse pas, que la végétation est maîtrisée et que les inscriptions restent lisibles.
Références légales :
- En Région wallonne : article L1232-11 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation
- En Région de Bruxelles-Capitale : article 13 de l'Ordonnance du 29 novembre 2018 sur les funérailles et sépultures
