Avec la réforme du chômage, de nombreuses personnes vont être exclues des allocations de chômage ou d'insertion. Pour certaines, il est possible de reporter cette exclusion.
Les nouvelles règles du chômage limitent les allocations de chômage et les allocations d'insertion dans le temps.
Après un certain temps, les personnes ne peuvent plus recevoir d'allocations.
On dit qu'elles sont exclues des allocations de chômage (ou d'insertion).
Date d'exclusion
La date d'exclusion est différente pour chaque personne, parce qu'elle dépend de plusieurs choses, comme par exemple :
- l'octroi ou non d'allocations de chômage au 30 juin 2025 ;
- la demandé d'allocations de chômage ou d'insertion avant le 1er mars 2026 ou à partir de cette date ;
- la période d'indemnisation (1ère, 2ème ou 3ème) dans laquelle elle est à la date pivot (30 juin 2025 ou date de la demande) ;
(uniquement pour les personnes qui recevaient ou qui ont demandé des allocations de chômage avant le 1er mars 2026) ; - son passé professionnel ;
- etc.
Les règles pour calculer la date d'exclusion sont expliquées sur le site de l'ONEM.
Repousser la date d'exclusion
Allocations de chômage
Les personnes qui reçoivent des allocations de chômage peuvent encore repousser la date de leur exclusion.
Notamment si elles :
- recommencent :
un travail comme salarié pendant au moins 3 mois (à temps plein ou à temps partiel avec maintien des droits sans allocation de garantie de revenus) ;
une activité indépendante à titre principal pendant au moins 6 mois ;
suivent une formation professionnelle d'au moins 35 heures par semaine, pendant au moins 3 mois ;
ont une dispense pour aidant proche pendant au moins 6 mois ;
reprennent des études de plein exercice sans allocations de chômage, pendant au moins 6 mois ;
sont en congé de maternité avec des indemnités de la mutuelle ;
reçoivent des allocations d'interruption pour une interruption de carrière ou un crédit-temps ;
etc.
Pendant ces périodes, on met le chômage sur pause : on arrête de compter le temps qui passe, et on recommence quand la période de pause se termine.
La date d'exclusion est donc reportée de la durée de la pause (mais maximum pour 12 mois et maximum jusqu’au 30 juin 2030).
Allocations d'insertion
Certaines personnes qui reçoivent des allocations d’insertion peuvent encore repousser leur date d’exclusion si elles :
- recommencent un travail comme :
- travailleur salarié (à temps plein), comme indépendant ou comme fonctionnaire ;
- travailleur à temps partiel avec maintien des droits :
- sans recevoir d'allocation de garantie de revenus ;
ou - avec une allocation de garantie de revenus pendant au moins 6 mois et au moins pour 1/3 temps ;
- sans recevoir d'allocation de garantie de revenus ;
- reçoivent des allocations d'interruption pour une interruption de carrière ou un crédit-temps ;
- reçoivent des indemnités de maternité ;
- suivent des études de plein exercice et ne reçoivent pas d'allocations d'insertion pendant cette période ;
- cohabitent à l’étranger avec un militaire belge occupé dans le cadre du stationnement des Forces armées belges.
Prolonger les allocations
Il reste encore de rares possibilités pour prolonger le droit aux allocations de chômage ou d'insertion, jusqu'au 30 juin 2030 au plus tard.
Métier en pénurie
Si la personne commence une formation dans un métier en pénurie avant la date d'exclusion, elle peut garder ses allocations de chômage ou d'insertion pendant sa formation, à certaines conditions.
Il faut notamment qu'elle obtienne une dispense de recherche d'emploi avant de commencer sa formation.
- Si elle commence sa formation avant le 1er janvier 2026, cela peut être tout métier en pénurie.
- Si elle commence sa formation à partir du 1er janvier 2026, cela fonctionne uniquement pour le métier d'infirmier ou d'aide-soignant.
Attention : cela permet de prolonger le droit aux allocations de chômage, pas aux allocations d’insertion.
Pour connaître les formations dans un métier en pénurie, voyez :
Travail à temps partiel
Si avant la fin de son droit aux allocations de chômage ou d’insertion, une personne reprend un travail à temps partiel, elle peut recevoir un complément chômage, appelé allocation de garantie de revenus.
Cette personne peut continuer à recevoir cette allocation, si elle :
- reste chez le même employeur ;
et - travaille au moins à mi-temps.
