Les chutes de neige rendent les routes dangereuses mais elles ne dispensent pas automatiquement un travailleur de se rendre au travail. Le principe reste que le contrat de travail s’exécute normalement et que le travailleur doit faire des efforts raisonnables pour rejoindre son lieu de travail.
Lorsque les conditions météorologiques rendent le déplacement objectivement impossible ou dangereux à cause de routes impraticables, de transports en commun fortement perturbés ou interrompus, consignes officielles, l’absence au travail peut être justifiée par la force majeure.
Dans ce cas, le travailleur n’est pas en faute, mais le salaire n’est en principe pas dû pour la journée non prestée.
Le salaire reste toutefois dû si le travailleur se présente au travail et que l’entreprise ferme pour des raisons de sécurité, ou si une convention collective, le règlement de travail ou un usage interne prévoit une autre solution.
Dans tous les cas, le travailleur doit avertir son employeur rapidement et envisager, si possible, des alternatives comme le télétravail, un horaire adapté ou la prise d’un congé.
En résumé : la neige n’exonère pas automatiquement de travailler, mais une impossibilité réelle et sérieuse de se déplacer peut justifier l’absence.
