Depuis février 2026, le gouvernement fédéral a décidé d’acquérir 500 nouveaux boutons d’alarme mobile anti-rapprochement (AMR). Ce dispositif est destiné aux victimes de harcèlement post-séparation qui présentent un risque élevé pour leur sécurité ou leur vie.
70 signalements par jour
En Belgique, environ 25 000 signalements de harcèlement sont enregistrés chaque année, soit 70 par jour en moyenne.
Dans plus de la moitié des cas, l’auteur est un ex-partenaire de la victime.
Près de 80 % des femmes victimes de harcèlement subissent également des violences physiques.
C’est quoi l’alarme mobile anti-rapprochement (AMR) ?
L’alarme mobile anti-rapprochement est un bouton porté discrètement par la victime de harcèlement post-séparation.
Il permet avec une simple pression de contacter les services de secours immédiatement.
Les appels de ces boutons sont traités en priorité et les forces de l’ordre arrivent après cet appel dans les 10 minutes.
Grâce aux informations envoyées par ce bouton et à la géolocalisation du smartphone, cela favorise une intervention ciblée, rapide et adaptée à la situation.
Actuellement, 258 victimes de harcèlement bénéficient de ce bouton.
Comment obtenir un bouton AMR ?
Ce bouton n’est pas attribué automatiquement.
Pour l’obtenir, la victime doit d’abord, déposer une plainte à la police.
Ensuite, la police et le parquet évaluent de manière approfondie le risque encouru par la victime.
Enfin, le procureur du Roi prend une décision sur base d’éléments concrets montrant une menace sérieuse pour la sécurité ou la vie de la victime de harcèlement.
Il décide d’octroyer ou non un bouton d’alarme anti-rapprochement.
Ce bouton est accordé pour 9 mois minimum. Cette durée est renouvelée pour 9 mois si une alerte est confirmée durant cette période.
