Ce premier jeudi de novembre, c'est la journée internationale contre la violence et le harcèlement scolaire. Dans ce cadre la RTBF, en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, organise pour la seconde fois l'opération Hope. Elle se déroule cette année du 3 au 15 novembre. Soutenue par la Reine Mathilde et la chanteuse Mentissa, cette initiative veut sensibiliser un maximum d’élèves à la lutte contre le harcèlement scolaire.
1 élève sur 3 touché
Selon la RTBF, 1/3 des élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles serait confronté au harcèlement scolaire, que ce soit comme victime, témoin ou auteur.
C’est pour cette raison que l'opération HOPE a vu le jour. Inspirée de la campagne flamande "STIP IT" portée par la VRT, l'initiative de la RTBF entend mobiliser un maximum d’écoles francophones.
Elle s'adresse cette année aux élèves de la 1ère à la 6ème primaire, avec pour objectif de les sensibiliser, dès le plus jeune âge, à la problématique du harcèlement.
HOPE : un message clair en quatre lettres
Hope signifie 'espoir' en anglais mais les 4 lettres du mot veulent aussi dire ‘Harcèlement, on s’y Oppose et on en Parle Ensemble’.
Ce slogan rappelle aux enfants que le harcèlement n'est jamais acceptable.
Le message central : un enfant harcelé n’est pas responsable de ce qui lui arrive. Parler à un adulte de confiance est un premier pas crucial. La parole est donc une arme essentielle. L’opération insiste également sur l’importance du rôle collectif : élèves, enseignants, parents...Tout le monde est concerné.
Une charte et des engagements concrets
Les écoles participantes s’engagent à respecter une charte reprenant les principes de la campagne. Des discussions sont également organisées en classe au sujet du cyberharcèlement et du harcèlement à l’école.
Les élèves sont invités à dessiner 4 points colorés sur le dos de leur main et à former, avec leurs enseignants, la plus grande chaîne humaine possible, symbole d’unité face au harcèlement. Chaque école reste évidemment libre de compléter l'initiative par d'autres activités de sensibilisation. Les écoles intéressées peuvent encore inscrire ici.
Des relais utiles
Comme le souligne la campagne HOPE, il est important de ne pas rester seul quand on est victime de harcèlement.
Au sein de l'école, les enfants doivent normalement pouvoir signaler le harcèlement via une procédure spécifique.
Les enfants ou les parents d’enfants victimes, auteurs ou témoins peuvent aussi se tourner vers des services particuliers. La RTBF mentionne notamment :
- les centres psycho-médico-sociaux (centres PMS) présents dans les écoles ;
- les centre Infor Jeunes ;
- les Actions en Milieu Ouvert ou AMO ;
- le numéro vert "Écoute enfants" (numéro : 103).
- le numéro vert "Écoute école" (numéro : 0800/95.580)
- Child Focus (numéro : 116.000).
- le Délégué général aux droits de l'enfant, intervenant quand les autres services n'ont pas pu aider.
La feuille de route du Réseau Prévention Harcèlement pour guider les parents d'enfants victimes de harcèlement.
