Maintien du chômage pour les plus de 25 ans ?

Publié le 11 Avril 2019

Travail

Les chômeurs qui n’ont pas encore travaillé ont droit au chômage sur base de leurs études (allocations d’insertion), à certaines conditions.

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Une des conditions est d’avoir moins de 25 ans au moment de la demande d’allocations.
Donc moins de 25 ans à la fin du stage d’insertion professionnelle.

Or ce stage dure 1 an (ou plus si le chômeur n’a pas 2 évaluations positives pendant son stage).

Il faut donc avoir terminé ses études avant 24 ans, et avoir directement 2 évaluations positives pendant le stage, pour recevoir des allocations d’insertion.

Cette règle pénalise de nombreux jeunes qui :

  • vivent une année à l’étranger pour apprendre ou perfectionner une langue étrangère ;
  • doublent une année à l’école, ou se réorientent pendant leurs études ;
  • choisissent des études qui durent longtemps ;
  • fêtent leur anniversaire tôt dans l’année (par exemple en mars plutôt qu’en novembre).

Avant 2015, l’âge maximum pour recevoir des allocations d’insertion était de 30 ans.

Plusieurs personnes et associations ont contesté cette réforme du chômage, qui prive de nombreux jeunes de leurs allocations d’insertion.

Une jeune chômeuse a contesté la décision de l’ONEM, et a gagné : la Cour du travail de Liège a condamné l’ONEM à lui payer des allocations d’insertion, alors qu’elle avait plus de 25 ans au moment de sa demande d’allocations de chômage.

La justification ? La nouvelle règle de l’âge de 25 ans diminue le niveau de protection des jeunes chômeurs de façon importante, sans justifier cela par un motif d’intérêt général proportionnel.

Attention : cela ne veut pas dire que tous les chômeurs qui avaient plus de 25 ans au moment de leur demande ont droit au chômage.

Car chaque situation est particulière. La jeune chômeuse qui a obtenu ses allocations avait déjà commencé son stage d’insertion au moment de la réforme. Pas sûr que tous les chômeurs qui ont plus de 25 ans au moment de leur demande puissent recevoir des allocations d’insertion.

Mais cela vaut la peine de se renseigner auprès de son syndicat ou d’un avocat, pour savoir si un recours a des chances d’aboutir positivement.

 

Publié le 11 avril 2019.