Arborescence
Une mesure de protection se termine dans les cas suivants.
À la fin de la période initiale
La mesure prend fin à la date décidée par le juge, si le directeur de l’établissement n’a pas demandé de prolongation.
Cette première période ne peut pas dépasser 40 jours maximum.
À la fin de la prolongation
Le directeur de l’établissement peut demander au juge de prolonger la mesure de protection.
Le juge peut la prolonger pour maximum 1 an à chaque fois.
La mesure prend fin à la fin de la prolongation, sauf si le directeur de l’établissement a demandé une nouvelle prolongation.
Quand le juge décide de mettre fin
Le juge peut décider de mettre fin à la mesure de protection avant la fin prévue, si :
- une personne le demande :
- la personne protégée (donc la personne mise sous protection) ;
ou - une autre personne qui a un intérêt légitime (par exemple, un membre de la famille, une personne de l’entourage proche, etc.) ;
- la personne protégée (donc la personne mise sous protection) ;
- et le médecin donne un avis positif, par exemple si la personne protégée fait de grands progrès.
- Si la personne est en mesure d'observation protectrice, c'est le médecin-chef de service qui donne son avis.
- Si la personne est en traitement volontaire sous condition, c'est le médecin traitant, responsable du traitement.
Le juge qui peut décider de mettre fin est :
- le juge de la jeunesse si la personne protégée est mineure ;
- le juge de paix si la personne protégée est majeure.
Quand le médecin met fin
Le médecin peut mettre fin à la mesure avant la fin prévue :
- de son initiative ;
ou - à la demande de la personne protégée (donc la personne mise sous protection) ;
ou - à la demande de toute autre personne qui a un intérêt légitime.
Fin à une mesure d’observation protectrice
Pour une mesure d’observation protectrice, le médecin-chef doit :
- faire un rapport motivé qui justifie que la mesure d’observation protectrice n’est plus nécessaire ;
- informer :
- la personne protégée ;
- le procureur du Roi ;
- le directeur de l’établissement, qui informe ensuite :
- le juge ;
- l’avocat ;
- la personne qui a demandé la mesure de protection au départ ;
- et l’entourage proche.
Fin à un traitement volontaire sous conditions
Pour un traitement volontaire sous conditions, le médecin traitant doit :
- faire un rapport motivé qui justifie que le traitement sous conditions n’est plus nécessaire ;
- informer :
- la personne protégée ;
- le procureur du Roi ;
- l’avocat ;
- le juge ;
- la personne qui a demandé la mesure de protection au départ ;
- et l’entourage proche.
